
Ce cas représente une démarche inédite de la part des étudiantes et étudiants des collèges de l'Ontario et démontre la gravité de la préoccupation étudiante en ce qui concerne les mesures que les administrations des collèges et universités sont prêtes à prendre pour générer des revenus additionnels. Cette étudiante et cet étudiant ont la profonde conviction que le cadre de réglementation établi par la province pour maîtriser le type et le montant des frais obligatoires perçus auprès des étudiantes et étudiants constitue un mécanisme important en vue d'assurer que les établissements postsecondaires publics de la province demeurent accessibles, et qu'il doit être mis à exécution.
L'étudiante et l'étudiant qui ont lancé cette contestation judiciaire agissent en qualité de « représentante et représentant des demanderesses et demandeurs » au nom de leurs pairs dans les campus de l'Ontario.
Ils ne peuvent tirer aucun avantage spécial ou personnel qui serait différent de leurs pairs. Si cette contestation réussit, toute compensation accordée par la cour bénéficierait à toutes les étudiantes et à tous les étudiants qui ont payé des frais illégaux.
De manière plus importante, un principe essentiel serait défendu : aucun établissement ne pourrait contourner la loi pour obliger les étudiantes et étudiants à payer des coûts supplémentaires.